Isolation, VMC, chauffage au bois, chauffe-eau thermodynamique… le nombre de travaux éligibles au parcours « par geste » va fortement diminuer.
À travers cette réforme, l’État affiche une nouvelle priorité : favoriser davantage les rénovations d’ampleur et accélérer la sortie des énergies fossiles, notamment du gaz et du fioul.
Pour les propriétaires qui envisagent de rénover leur logement, ces changements rendent encore plus importante la définition d’un projet de travaux cohérent.
Jusqu’à présent, MaPrimeRénov’ permettait de financer de nombreux travaux indépendamment les uns des autres.
Un propriétaire pouvait par exemple commencer par isoler son logement, améliorer sa ventilation puis, quelques années plus tard, remplacer son système de chauffage.
À compter du 1er septembre 2026, cette possibilité va être considérablement réduite.
En France métropolitaine, MaPrimeRénov’ ne financera notamment plus, dans le cadre du parcours par geste :
Ces travaux restent naturellement possibles, mais ils ne bénéficieront plus individuellement de MaPrimeRénov’ dans les conditions actuelles du parcours par geste.
C'est donc un changement important pour les ménages qui souhaitaient améliorer progressivement leur logement.
Si de nombreux travaux quittent le dispositif, la pompe à chaleur (PAC) reste au contraire largement soutenue.
À partir de septembre, les principaux travaux et prestations restant éligibles au parcours par geste seront notamment :
Pour une pompe à chaleur air/eau, l’aide pourra atteindre jusqu’à 5 000 € pour les ménages très modestes.
Pour une pompe à chaleur géothermique, elle pourra atteindre jusqu’à 11 000 €, selon les revenus du ménage et les conditions d’éligibilité.
Les ménages aux revenus supérieurs seront, quant à eux, exclus des aides MaPrimeRénov’ dans le cadre du parcours par geste.
La direction prise par le dispositif est donc claire : les aides publiques sont davantage orientées vers le remplacement des systèmes de chauffage utilisant des énergies fossiles par des solutions décarbonées.
Les propriétaires de logements classés F ou G au DPE, souvent appelés « passoires énergétiques », bénéficient d’un délai supplémentaire.
Ils pourront continuer à accéder au parcours par geste pour les travaux qui restent éligibles jusqu’au 31 décembre 2027.
Par ailleurs, l’obligation de fournir un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) pour bénéficier de ce parcours est reportée au 1er janvier 2028.
Cela ne signifie toutefois pas que le DPE perd son intérêt avant d’effectuer des travaux.
Bien au contraire.
Installer une pompe à chaleur dans un logement énergivore ne suffit pas nécessairement à résoudre tous ses problèmes de consommation.
Une maison peut par exemple disposer d'un système de chauffage performant tout en présentant d'importantes déperditions par la toiture, les murs, les fenêtres ou le plancher.
Le DPE permet d'obtenir une vision globale de la performance énergétique du logement : consommation énergétique, émissions de gaz à effet de serre, caractéristiques du bâti, équipements de chauffage et de production d'eau chaude, isolation…
Il comporte également des recommandations permettant au propriétaire de mieux identifier les améliorations envisageables.
Pour un projet plus important, l'audit énergétique permet d'aller encore plus loin en proposant différents scénarios de rénovation et en évaluant leurs effets sur la performance énergétique du logement.
L'objectif est simple : réaliser les bons travaux, dans le bon ordre.
Les changements du 1er septembre 2026 ne concernent pas uniquement les travaux réalisés individuellement.
Les conditions d'accès à MaPrimeRénov’ pour les rénovations d’ampleur sont également renforcées.
Pour les maisons individuelles concernées, les nouveaux projets devront désormais s'inscrire dans une logique de décarbonation du chauffage et de la production d'eau chaude sanitaire.
Un projet prévoyant de conserver ou d'installer certains équipements susceptibles d'utiliser une énergie fossile, comme le gaz ou le fioul, ne pourra donc plus bénéficier de MaPrimeRénov’ dans les mêmes conditions.
Des exceptions restent notamment prévues pour certains équipements liés au raccordement à un réseau de chaleur ou de froid.
L'amélioration de la classe énergétique ne constitue donc plus le seul objectif : la nature de l'énergie utilisée pour chauffer le logement devient également déterminante.
La nouvelle version de MaPrimeRénov’ marque un véritable changement de stratégie.
De nombreux travaux réalisés seuls ne seront plus aidés, notamment l'isolation, la ventilation, le chauffage au bois et les chauffe-eau thermodynamiques.
À l'inverse, la pompe à chaleur reste fortement soutenue, tandis que les rénovations d'ampleur devront davantage intégrer la sortie des énergies fossiles.
Pour un propriétaire, la question ne sera donc plus seulement : « Quels travaux puis-je faire ? », mais plutôt :
« Quels travaux sont réellement adaptés à mon logement et dans quel ordre dois-je les réaliser ? »
Dans ce contexte, disposer d'un DPE à jour et, lorsque le projet le nécessite, d'un audit énergétique, permet de mieux connaître son logement avant d'engager des travaux parfois importants.
Avant d'engager vos travaux, nous pouvons vous accompagner dans l'évaluation de la performance énergétique de votre logement grâce à la réalisation de votre DPE ou de votre audit énergétique.
Vous disposez ainsi d'une meilleure connaissance de votre bien et des pistes d'amélioration possibles avant de définir votre projet de rénovation.